
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent la première maladie professionnelle reconnue en France. La profession de couvreur compte parmi les plus exposées à ces troubles.
Travaillant par tous les temps, le plus souvent accroupi ou à genou, les couvreurs sont fréquemment victimes d'affections péri-articulaires qui se déclenchent au niveau du genou (hygroma du genou), du dos (lombalgie, hernie discale...), mais aussi des épaules et des coudes. Les TMS ne sont cependant pas une fatalité. Des solutions préventives permettent d'en limiter l'apparition.
Les activités de chargement et de déchargement doivent être pratiquées à deux afin de mieux répartir le poids car le port de charges lourdes (éléments de l'échafaudage, papier d'étanchéité), peut provoquer des tendinopathies de l'épaule et détériorer la colonne vertébrale. Les flexions et les rotations répétées, lors du montage et du démontage des l'échafaudages, entraînent des détériorations des disques intervertébraux (lombalgie ou hernie discale...). Ces activités doivent respecter autant que possible les principes de port de charge : dos droit, charge au plus près du corps...
Le démontage et le nettoyage de la toiture, qui entraînent des actions répétitives - arrachage des clous et des ardoises, jet de tuiles ou de gravats - doivent être réalisés à l'aide de matériels adaptés (goulotte, monte-charge) afin d'éviter d'avoir à mobiliser une force musculaire trop importante. De même, l'utilisation du marteau électrique ou pneumatique, permet d'éviter la fatigue musculaire au niveau du coude et du bras lors de la pose de liteaux.
Le lancé de tuiles, le transport d'ardoises, de tuiles ou de bac acier sur l'épaule ou contre le corps, comme l'utilisation d'un treuil manuel lors de l'approvisionnement du chantier peut entraîner des douleurs et un risque de tendinite au niveau de l'épaule et du coude. De plus, le port de charge en équilibre favorise le risque de chute. Les montes charges, nacelles ou palans à moteur permettent de diminuer les risques d'apparition de TMS, de gagner du temps et de diminuer la fatigue.
Enfin, les opérations de zingage, de pose d'ardoises, de tuiles ou de bacs acier, et de finitions, amènent souvent le couvreur à adopter des postures contraignantes ou à rester longtemps agenouillé, ce qui peut entraîner une inflammation chronique au niveau du genou. Certains matériels (pantalon à genouillère, siège de couvreur...) permettent de réduire les contraintes musculaires et articulaires.
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